(Commentaire) The book of Ivy, Amy Engel


Bonjour à tous,


Aujourd'hui, le premier article de ce blog est un livre : The book of Ivy de Amy Engel.

 


Biographie : Amy Engel est née au Kansas et elle a passé son enfance à voyager de pays en pays. Ayant vécu un peu partout aux États Unis et étant née là-bas, elle est américaine. 
          Avant d'écrire son premier livre, The book of Ivy, Amy était avocate. Elle finit par abandonner la voie du droit, qu'elle trouve insipide, et se tourne vers sa passion, l'écriture. 
         Quand elle ne prend pas la plume, cet auteur aime sortir en ville à parcourir les magasins de chaussures pour trouver une nouvelle paire afin d'étoffer une collection déjà bien complète.




Résumé du livre : Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

                                             J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.

          Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

                                             Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

          Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.
(Tiré de la quatrième de couverture)

Thèmes : Romance, Dystopie, Amitié, Famille, Pouvoir, ect...

Citations : « Un type qui ne veut pas mentir, marié à une fille qui ne peut pas dire la vérité. S’il existe un dieu, il a un sens de l’humour plutôt tordu ! »
« C’était mon choix, et j’en suis fière. S’il me rend faible, alors c’est une faiblesse avec laquelle je peux enfin vivre. »
« L’amour, c’est brouillon, c’est compliqué, et c’est une erreur de refuser sa magie aléatoire. »

Avis Personnel : The book of Ivy m'a beaucoup touché. Si le style d'écriture laisse quelques fois à désirer, il s'agit après tout de littérature jeunesse, l'intrigue est plutôt bien développée.
          Pour l'histoire, cette dernière est assez simple. Le contexte se pose après la troisième guerre mondiale et l'Amérique telle qu'on la connait n'existe plus. Il y a cependant une ville qui a survécue. Westfall, entourée d'une barrière et séparée en deux est le dernier rassemblement humain qui subsiste sur notre planète ravagée. D'un côté, le clan du fondateur, le grand père d'Ivy, et de l'autre, le côté du président, le grand père de Bishop. Une question se pose : s’agira-t-il une nouvelle fois d’une réécriture de la célèbre œuvre de Shakespeare, Roméo et Juliette, servi avec une sauce dystopienne ?
     Tout commence avec une société totalement archaïque (bonjour mariages arrangés, tickets à échanger pour manger et autres inepties du siècle dernier). Les gens sont jetés hors de la ville (derrière la barrière où la nature est plus féroce que jamais) pour des crimes qui ne sont pas toujours de vrais atrocités (exemple concret et au combien désuet : refus du mariage arrangé). Il est difficile de ne pas instantanément détester cette et d'éprouver une répulsion totale pour ce régime si obsolète. Malheureusement, la guerre a fait des ravages et quelques parts je peux comprendre pourquoi les Hommes sont revenus à leurs instincts les plus primitifs.
      L'auteur aborde avec un réel sérieux le statut de la femme dans une telle société, la question du lavage de cerveau et surtout, elle nous pousse à nous demander : Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour notre famille ? 
         Ivy et son dilemme cornélien m'ont vraiment fait réfléchir et c'est pourquoi ce livre trouve grâce à mes yeux. Il peut sembler bien insipide tel que je vous le décris plus haut, et il ressemble beaucoup aux autres dystopies que l'on peut trouver dans les librairies... Mais il nous force à réfléchir, à nous poser des questions sur nos limites, sur ce que nous pouvons endurer. Il peut nous faire douter de la parole de nos proches jusqu'à ce qu'on se demande si nous pouvons vraiment croire que quelqu'un dans ce monde peut nous vouloir un petit peu de bien. Alors, bien sûr, j'exagère mais sur le moment, quand je l'ai lu, c'est vraiment ce que j'ai ressenti.
        Il n'y a pas beaucoup de péripéties mais le récit est plutôt bien mené malgré quelques moments un peu... Disons calmes et rébarbatifs. Cependant, c'est agréable de voir que, pour une fois, un personnage ne se prend pas coup sur coup, qu'il a du temps pour inspirer un bon coup avant de replonger. Ainsi, c'est un point bonus puisque l'auteur se concentre vraiment sur la société et cette ville, exposant à la fois ses points forts et ses points faibles (beaucoup plus nombreux si vous voulez mon avis et si vous me lisez, je suppose que c’est le cas).
          Quant au personnage principal féminin, je trouve cela dommage de ne pas la connaitre davantage. Cela montre un certain manque de profondeur au caractère d'Ivy alors qu'elle aurait pu être davantage développée. Comme la plupart des personnages de ces romans jeunesse, elle ne semble pas capable de prendre une décision seule.  Ce trait de personnalité récurent dans la littérature jeunesse m’intrigue. Une femme forte, campée sur ses positions et sûre de ses choix ne serait-elle pas une meilleure héroïne ? Depuis que nous sommes petites, dans ces romans, nous sommes tiraillées par des triangles amoureux, les auteurs nous mettant à la place d’une héroïne tellement indécise que cela en devient risible. Alors quoi, faut-il absolument être convoitée par un autre être pour se rendre compte de la valeur de celui en face de nous ? Est-ce cela, la vision contemporaine de l’amour ?
             Je trouve cependant qu'Ivy est relativement intelligente, débrouillarde et courageuse pour son âge. Je crois que je ne saurais pas comment me débrouiller dans sa situation. J'ai lu quelques critiques sur son comportement comme quoi elle était idiote et faible, mais Ivy reste une humaine. De ce fait, ne pas vouloir trahir sa famille en dépit de leur manipulation, je la comprends. Être traitée comme une marionnette n’est jamais facile et il n'est pas simple de s'en défaire, d'autant plus qu'en votre famille entière en est l'instigatrice.  
           Je pose donc cette question à tous ceux qui ont critiqué sans se douter du mal-être possible que pouvait ressentir Ivy : Du jour au lendemain, vous devez choisir entre votre famille qui vous manipule et un homme que vous ne connaissez que depuis quelques mois, même si vous êtes amoureuse de lui. Présenté ainsi, je suis d'accord, le choix est vite vu, et encore. Maintenant, pensez à la situation délicate dans laquelle cette enfant se trouve (car il s’agit bien de cela, elle a, je vous le rappelle, 16 ans). Une famille aussi tordue que celle que forme Justin et Callie Westfall pourrait très bien allée jusqu'à dénoncer leur fille/sœur si jamais ils venaient à tomber (C'est d'ailleurs ce qu'ils font). Alors, si jamais sa famille l'abandonnait mais que Bishop s'y mettait aussi... Que lui resterait-il ? Et bien, laissez-moi vous le dire : Rien. En fait, ce que vous qualifiez de stupidité, c'est une peur profonde, quasiment viscérale. Et honnêtement, je peux la comprendre car dans son monde, elle le dit bien, personne ne survit lorsqu'il est seul.
             Pour Bishop, dont le nom est très bizarre, je vous l'accorde, j'ai été très déçue. Alors oui, il est l’homme parfait. Mais en fait, dans une société aussi imparfaite, comment un individu comme lui peut exister ? Est-ce un robot ? Pour moi, il est juste impossible qu'il agisse ainsi s'il côtoie en permanence la pauvreté, la dureté d'un monde détruit et l'horreur. Bref, je ne vous fais pas un dessin mais voilà, il a beau être le fils du président et bien... Ça ne fait pas tout. 
               Pour la romance, qui tient une part importante du récit, je dois dire qu'elle est très mignonne, tout en douceur et que c'est agréable de la voir évoluer au gré des pages qui se tournent. Très développée, probablement l'élément le plus travaillé du roman, elle fait frémir les cœurs adolescents et on se prête facilement au jeu qui semble se dérouler entre les deux personnages principaux.
              Donc pour résumer, il s'agit là d'un livre plutôt intéressant, qui propose une réelle explication sur le pourquoi du comment et un personnage féminin attachant à développer. 

Verdict définitif : Un livre dont on peut se passer de la lecture bien qu'il a un bon potentiel.

Prix : 15€

Édition : Lumen

Format : Grand format

Nombre de pages : 342 pages en grosse police (probablement entre 15 et 18)

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui. À la prochaine ;)

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